L’armée et la ville en France 1815-1870 : De la seconde Restauration à la veille du conflit franco-prussien PDF

Lorsque le traité d’Amiens a créé une pause, la Grande-Bretagne a été contraint de retourner la plupart des colonies.


Cet ouvrage porte sur l’étude des relations qui se sont tissées entre l’armée et la ville sur le territoire français et leur contribution à l’édification de la Nation, de la seconde Restauration à la veille du conflit franco-prussien (1815-1870). Au cours du XIXe siècle, l’armée et la ville connaissent d’importantes transformations et vont de pair contribuer à symboliser la grandeur nationale. Dans le cadre d’un territoire devenu plus perméable aux attaques ennemies, du fait de l’accroissement des réseaux de communications, notamment du chemin de fer, une nouvelle stratégie défensive est édifiée dans laquelle la ville occupe une place névralgique. Les aspects militaires sont ainsi intégrés aux logiques d’aménagement du territoire et de transformations urbanistiques, ce qui accroît l’empreinte militaire dans la ville. De plus, l’armée garantit le plus souvent le maintien de l’ordre, au sein des villes qui pour la plupart deviennent les théâtres de violences générées par les tensions politiques et sociales qui traversent la période, elles-mêmes résultats des mutations économiques. En outre, au sein de la ville, la présence militaire participe à de nouveaux types de sociabilités, les uns liés à la présence d’officiers plus nombreux parmi les élites urbaines et les autres à celle des soldats plus proches des préoccupations populaires. Cette participation de l’armée aux nouvelles formes de sociabilités urbaines va ériger cette dernière en actrice contribuant au renforcement de la cohésion nationale

Dans le domaine des relations internationales, le travail de Stephen Walt sur les alliances fournit une conceptualisation approfondie des facteurs de vraisemblance qui contribuent à identifier une menace. Du côté des élites, je suppose que l’acteur a un œil sur les aspects internationaux des événements et un autre sur sa position politique à la maison. Le chapitre dix-huit conclut avec quelques zingers levés sur le prétendu manque de pertinence de l’économie moderne avec des réflexions sur l’échec de l’IR pour répandre le bonheur autour du globe et sur l’héritage « biologique » de l’Ouest de l’IR.-}