L’origine de l’homme : Le Darwinisme au point de vue de l’orthodoxie catholique, Tome 2 PDF

Il n’est donc pas surprenant que l’évolution darwinienne ait été considérée en France.


Le chanoine Henry de Dorlodot (1855-1929) docteur en théologie et en sciences, professeur à Louvain, fut l’un des grands géologues belges, invité en 1909 à la célébration du cinquantième anniversaire de la parution de L’origine des espèces de Darwin. Bien au fait de la biologie de son époque et fort de ses connaissances des Pères de l’Eglise, il publie en 1918 un ouvrage intitulé Le Darwinisme au point de vue de l’orthodoxie catholique. Premier volume. L’origine des espèces. Cet opuscule montre à partir des sources patrologiques et scolastiques que le transformisme darwinien n’est en rien incompatible avec la théologie catholique de la création. Henry de Dorlodot avait envisagé de publier un deuxième volume consacré à l’origine de l’homme. Ce projet fut réduit à néant à la suite d’interventions, à Rome, de théologiens qui remettaient en cause les arguments du chanoine. Depuis les années 1920, on avait perdu la trace de ce deuxième manuscrit. Avait-il seulement été écrit, et terminé ? Que pouvait-il bien contenir qui eût pu justifier une interdiction de publication ? Ces questions trouvent une réponse dans le présent ouvrage où est édité pour la première fois le texte de Dorlodot retrouvé en 2006, Le Darwinisme au point de vue de l’orthodoxie catholique. Deuxième volume. L’origine de l’homme. Ce texte, précédé d’une biographie du chanoine et d’une mise en perspective historique et scientifique, représente une pièce exceptionnelle à verser au dossier de la réception du darwinisme dans l’Eglise catholique. Il retiendra l’attention des historiens des sciences et de l’Eglise, mais aussi de toute personne intéressée par la question des rapports entre science et foi et par celle de la réception du darwinisme.

Vous parlez avec trop d’éloges de mon travail. Je vais. Thomas et tous les Pères, les processus naturels et les opérations ne sont pas eux-mêmes des exemples de l’activité créatrice de Dieu; au contraire, ils montrent sa Providence à l’œuvre dans le maintien de son travail antérieur de création, ce qui est présupposé par la façon dont ces processus et opérations se déroulent maintenant. Le théologien Richard Swinburne croit que le cosmos a été affiné pour produire des humains, mais accepte l’évolution.-}