Le Jardin des cinq plaisirs PDF

En l’an 1000, le Japon développait déjà un art national distinctif, mieux décrit comme une version stylisée et ritualiste des Chinois.


 » Quand le roi, dans toute sa Majesté, descendrait de son palais visiter ses jardins, il progresserait de terrasse en terrasse pour découvrir chaque fois de nouvelles surprises. Il irait à sa fantaisie vers l’un des cabinets de verdure aménagé sous les bois pour s’y divertir, danser ou se restaurer, à moins qu’il ne se rende avec sa suite à l’un des petits palais disséminés dans l’enceinte du parc. Tout l’ensemble répondrait au dessein d’un grand monarque cherchant à refléter dans son séjour la gloire de ses victoires, la puissance de son gouvernement, le raffinement de ses goûts. Un tel projet exigerait une rigueur d’exécution : les perspectives seraient corrigées, les forêts taillées, des palissades de bois peints enserreraient l’exubérance des végétations, les orangeries regorgeraient de plantes tropicales et rares. Le Roi, qui se taisait en m’écoutant, soudain me demanda :
– Il faudrait de l’eau, M. Le Nôtre, où la mettrons-nous ?
– Un canal ?
– C’est ça, un canal, reprit-il.
– Un canal qui accueillerait la flotte venue des limites du royaume.
– Monsieur, vous m’avez compris !
C’est de ce moment, je crois, que naquirent ma vénération pour le Roi et mon respect. J’avais trouvé mon maître, celui dont les projets m’ont toujours obligé à me dépasser, qui m’a conduit où il voulait aller. Ensemble, nous allions créer de la beauté, de l’espace, de l’élégance, nous allions étonner le monde en construisant la gloire du plus grand souverain. « 

Une autre raison est que le bonheur agit comme un signal et nous stimule pour atteindre et réaliser des choses (Fredrickson, 1998, 2001). Je pense que c’est l’un des rares parfums que je peux porter quelle que soit la saison. Ça me donne l’impression de marcher sur l’herbe embrassée par la pluie.-}