Mélancolie : Génie et folie en Occident PDF

Entre le 16ème et le 17ème siècle, la force obligatoire du traditionnel.


Aucune disposition de l’âme n’a occupé l’Occident aussi longtemps et continûment que la mélancolie. Le sujet reste au cœur des problèmes auxquels l’homme est aujourd’hui confronté et il touche de multiples domaines : la philosophie, la littérature et l’art, la médecine et la psychiatrie, la religion et la théologie… La mélancolie, par tradition cause de souffrance et de folie, est aussi, depuis Aristote, le tempérament des hommes marqués par la grandeur: les héros et les génies. Sa désignation même de  » maladie sacrée « , implique cette dualité. Mystérieuse, la mélancolie l’est toujours, bien qu’elle soit surtout soumise de nos jours, sous le terme de  » dépression « , à une analyse médico-scientifique. L’attitude mélancolique ne peut-elle pas aussi s’entendre comme une mise à distance de la conscience face au  » désenchantement du monde  » (Starobinski) ? Depuis certaines stèles antiques jusqu’à de nombreuses œuvres contemporaines, en passant par de grands artistes comme Dürer, La Tour, Watteau, Goya, Friedrich, Delacroix, Rodin ou Picasso, l’iconographie de la mélancolie, d’une richesse remarquable, offre une nouvelle approche de l’histoire du malaise saturnien et montre comment cette humeur sacrée a façonné le génie européen.

Ils étaient parfois vaincus par une sorte de torpeur spirituelle qui était considérée comme un péché mortel. Jusqu’à ce point, la condition était considérée comme un défaut de l’intellect, du cerveau ou du corps. Seul compositeur de films italiens parmi les plus omniprésents, l’homme qui travaillait à un rythme effarant de 12 à 13 scores par an pendant cette période.-}