Sauvons l’agriculture ! PDF

En utilisant la ferme de l’école et les méthodes de conception de permaculture apprises, un repas de midi est généré pour tous les élèves.


?Notre modèle agricole va dans le mur. Saturés de produits chimiques, vidés de leur diversité biologique, les sols s’épuisent plus vite qu’ils ne se reconstituent. La productivité des terres stagne, les récoltes annuelles de blé et de maïs chutent. Alors que 20 % des terres arables sont irriguées, elles ne donnent qu’un tiers de la nourriture mondiale, bien loin des trois quarts prétendus. Quant au réchauffement climatique, il vient exacerber la pénurie annoncée d’eau douce, tandis que les biocarburants renforcent l’insécurité alimentaire. Déjà une personne sur sept est en souffrance de nourriture. Et si les malnutris d’aujourd’hui préfiguraient l’humanité de demain ? Retraçant les grandes étapes de l’histoire agricole, dénonçant les choix qui ont été faits au XXe siècle – monocultures, productivisme, etc. – , Daniel Nahon défend une autre agriculture, à la fois plus scientifique et plus écologique, une agriculture respectueuse des sols arables, économe en eau, avare en pesticides. Car, si nous voulons que la planète puisse nourrir tous ses habitants en 2050 et au-delà, telle est la solution. Et il n’y en a pas d’autre. Daniel Nahon est professeur émérite de l’université Paul-Cézanne d’Aix-en-Provence et professeur honoraire de l’Institut universitaire de France. Reconnu comme l’un de nos meilleurs spécialistes des sols des pays chauds, il a présidé le CIRAD (Centre de coopération internationale pour le développement) de 1999 à 2003. Il est l’auteur de Science de la Terre, science de l’Univers et de L’Épuisement de la Terre.

La véritable expérience de l’association avec les agriculteurs du Tamil Nadu montre clairement que le simple fait de bricoler les projets en cours améliorera certainement le rendement et la rentabilité. Les entreprises du monde entier injectent de l’argent dans le développement de nouvelles technologies basées sur l’agriculture depuis de nombreuses années, créant ainsi une réserve de dispositifs disparates et de choses qui, à moins d’être utilisées ensemble, représentent une masse de choses si importantes c’est difficile de choisir. Ainsi, toute la chaîne qui est formée pour aider l’agriculteur ne permet pas que cela se produise.-}